Pierre Daubigny
créateur lumières et régisseur
31 ans

Ancien élève de l’École Normale Supérieure et agrégé de lettres, professeur associé à l’E.N.S.A.T.T., Pierre Daubigny travaille aujourd’hui comme éclairagiste-régisseur de spectacle vivant. Formé à la lumière par François-Éric Valentin (avec lequel il publie 36 Questions sur la lumière en 2007, au sein du collectif GIRES), il revendique cette filiation dans l’exigence de mettre toujours la lumière au service de la mise en scène.

En 2008, il crée ainsi la lumière des spectacles poétiques de Jean Le Couëdic (Ô Temps, suspends ton vol), de Cécile Fraisse (A tous ceux qui, de Noëlle Renaude) ou dernièrement de David Sztulman (Richard III n’aura pas lieu, de Matéi Visniec), en ayant à cœur de couler la lumière dans un processus dramaturgique, parfois jusqu’au dénuement (La Dernière Bande et Fragments de théâtre I et II, de S. Beckett, spectacles mis en scène par Robin Holmes depuis 2003).

Pour autant, il explore deux autres voies. Son travail avec Frédéric Poullain (autre membre du GIRES) les mène à questionner l’alliance de ce principe-là avec celui d’une esthétique percutante, apportant un surcroît de spectaculaire à chaque image (en 2008 : Shéhérazade, ensemble Vol de Nuit ; Che Malambo de Gilles Brinas).

La seconde voie qu’il explore, et qui lui est plus personnelle, est celle de l’appropriation de la lumière par le comédien. Dans le cadre des jeux sur l’illusion théâtrale, la lumière elle aussi doit entrer dans le processus, et si l’acteur doit « prendre la lumière », qu’il s’en empare, véritablement. C’est l’un des enjeux de sa collaboration avec Yves Jégo depuis 2006, avec Renaud Boutin (Électre, 2008), Adrienne Winling (Atteintes à sa vie de M. Crimp, 2008) et aujourd’hui avec Céline Champinot pour Léonce et Léna de Büchner.

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photo Cie N.

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A tous ceux qui